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Soul food: “Yes we can!”

C’est sur fond musical, au début des années 1960, que l’appellation soul food voit le jour au pays de l’Oncle Sam. Association harmonieuse des mélodies du gospel et des rythmes saccadés du rhythm and bluesthe soul music – literally “la musique de l’âme” – perce les foyers américains pour la première fois avec pour chefs de file les célèbres Ray Charles and Aretha Franklin – cette dernière surnommée la queen de la soul pour l’ensemble de sa carrière. Paradoxically, the «cuisine de l’âme» comb, elle, à être recognized du grand public et reste associée à ses origines afro-américaines. Hormis le traditionnel dominical déjeuner, les réuniones célébrant la soul food ont surtout lieu lors de commémorations, à l’image du Jour de la liberté et du Jour de l’émancipation, rappelant le sad passé de l’esclavagisme américain. C’est dans les Etats du sud des Etats-Unis that the gastronomic culture is the most emancipated, the one or the racial tensions are the most pronounced. La Géorgie, l’Alabama, le Mississippi, la Louisiane or encore le Texas are the heart of cette cuisine épicée.

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Les décennies passent et la fracture ethnique américaine persists. From Rodney King to Eric Garner, en passant plus récemment for George Floyd, l’Amérique continues d’être confrontée à de profonds racial clivages. He left in 1968, the athletes Tommie Smith and John Carlos – tous deux médaillés d’or et de bronze – levent leur poing vers le ciel in signe de contestation lors des Jeux Olympiques. The photo fair le tour du monde. Presque fifty years later, this is a tour du joueur de football américain Colin Kaepernick met the genou à terre lors de l’hymne national comme un symbole de la lutte contra le racism à travers le mouvement Black Lives Matter. Alors qu’aujourd’hui le slogan “I can’t breathe” (“je ne peux pas respirer”, les derniers mots de George Floyd) s’invite dans une prochaine election américaine sous haute tension, les Etats-Unis sont bien loin du “Yes we can” by Barack Obama lors de sa campaign présidentielle de 2008. Jusqu’alors la cuisine était toujours restée en portrait des débats militants. Et if the soul food pouvait être la voix de la réconciliation?

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Adrian E. Miller, old advocate and specialist writer in the soul food, find a prize of conscience croissante des récents événements que déchirent une fois de plus le pays. More l’historien culinaire part du principe que le simple dialogue n’est plus suffisant lorsque l’on parle de race. «Seule la cuisine permet de casser les barrières en gardant un elan de discussion sur le long terme. C’est lorsque l’on partage un repas avec quelqu’un que l’on remarca ses qualités humaines of him. Même si ce qui est servi n’est pas forcement bon, l’initiative de cuisiner pour quelqu’un est un acte d’amour. La nourriture rassemble.” Ce portrait presque innocent d’une idylle culinaire rassemblant les peuples est un conte de fées souvent utilisé pour manipular l’opinion publique. La société américaine a longtemps été indoctrinée sur les usages alimentarires des Afro-Américains en vue de les ridiculiser, renvoyant une image ségrégationniste encore plus forte. «L’ironie de la chose, c’est que cette nourriture moquée était également consommée par des Blancs. A l’image du poulet frit, les stereotypes les plus dangereux persistent toujours. Je connais des Afro-Américains que ne mangent plus ce genre d’aliments en présence de Blancs par peur d’être brocardés.”

Pour l’écrivain, la participation des Noirs à l’élaboration de la cuisine américaine devrait être écrite dans les livres d’histoire. «Des cabanes des pioneers aux demeures des plantations jusqu’à la Maison-Blanche, des bateaux à vapeur aux voitures-restaurants des trains transcontinentaux, des barbecues publics aux baraques à friture de poisson et en prenant compte de toutes les maisons particulières où ils ont officié as long as you domesticate… les Noirs ont elevé l’art de la cuisine aux Etats-Unis.” Même si, à l’époque, la cuisine afro-américaine était riche et grasse, are histoire ne summaries pas à une volaille baignée dans de l’huile bouillante. Sans jamais renier ses origines, la cuisine soul cultivate son héritage africain tout en se modernisant au fil du temps. The envergure de cette gastronomie est telle qu’elle dépasse les contrées sudistes du pays et s’exporte même jusqu’au Vieux-Continent.

Africa to New York

“Même au level culinaire, les gens associent la cuisine africaine à de la pouvreté”, declares Pierre Thiam, New York-based Senegalese chef. Cet ancien aide-serveur gravit les échelons hiérarchiques de la restauration jusqu’à in becoming an emissaire de premier ordre. “I am a culinary ambassador. Cela peut paraître présomptueux, mais je ne trouve pas d’autres termes pour mieux exprimer ce rôle. My cuisine is the reflection of a culture. La nourriture est la meilleure ressource diplomatique. C’est une communion entre moi, le produit et la personne qui le gustate.” Through sa société Yolélé, the chef soutient de petites communautés d’agriculteurs africains en commercialisant leurs produits aux Etats-Unis. Pierre Thiam also published an ouvrage devoted to fonio, one of the oldest cereals in Africa, which is suitable for salads, sushi, croquettes or desserts.

Born in Ethiopie, adopted by Suédois, Marcus Samuelsson is the roi of Harlem. Ce cuisinier, arborant des casquettes in all genres, renvoie l’image d’une success story eat les Americains in raffolent. Patron du restaurant Red Rooster, employeur et self-made-man, ce joyeux iconoclaste chef a même cuisiné pour le couple Obama à la Maison-Blanche. Il grandit au milieu des Scandinaves aux yeux bleus et à la crinière blonde, mais très vite que ses parents de lo ressemblent pas. After diverse culinary experiences, il traverse l’Atlantique: «Ici on peut come d’autre part et être Américain à la fois. Je voulais vivre dans un endroit où la conversation était était based on her talent et le mérite de quelqu’un.” Definitively avant s’installer à New York, l’entrepreneur part en pèlerinage et retourne en Afrique. they are free The Soul of a New Cuisine: a Discovery of the Foods and Flavors of Africa, prefaced by archeologist Desmond Tutu, is named meilleur livre de cuisine international by the James Beard Foundation. «J’essayais d’aussi bien me comprende que la nourriture», explains-t-il à propos de ce dernier.

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Sign that les mœurs advancing, New York Times I announced on August 27 that the groupe d’édition de magazines Condé Nast (détenant en autres fashion, gq, Vanity Fair) vient de nommer Dawn Davis as rédactrice en chef de la bible culinaire américaine Bon Appetit. Diplômée de l’Université Stanford, cette Afro-Américaine de 55 ans is a renowned editor and a passionate cook. In ces temps de fracture, her message is also fort that it symbolizes. The redoutable redactrice in chef of fashion Anna Wintour affirms that she is «the voice and the support of a communauté of divers and singuliers, and that the light of the people and histories who doivent être racontées is mine». Serait-ce le début d’un véritable «Yes we can»?

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